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Graphothérapeute : idéal pour aider les dyslexiques ?

groupe d'enfant dyslexique à l'école

Selon la graphothérapie, l’acte d’écrire est thérapeutique. Par l’écriture, « nous extériorisons en mots », des pensées, des souhaits et des émotions, que nous « libérons » en les exprimant sur la feuille de papier. Nous guérissons les blessures émotionnelles et nous canalisons le ressentiment. Cette action est aussi curative, voire plus, que la parole.

Grâce à l’analyse de l’écriture, il est possible de déduire les états d’esprit des gens, leur caractère, leur tempérament, leurs compétences, leurs émotions et même leur physiologie et leur niveau de santé.

De récentes recherches neurologiques démontrent que le processus d’apprentissage de la lecture et de l’écriture produit des changements structurels dans le cerveau, qui augmentent la densité de la matière blanche et grise.

Qu’est-ce que la graphothérapie ?

La graphothérapie ou rééducation graphique est une branche de la graphologie, dont le but est de modifier le geste graphique de manière consciente, afin de produire des changements de personnalité à un niveau subconscient pour améliorer l’état du patient.

C’est un outil complémentaire à d’autres disciplines telles que la psychologie, qui est basée sur l’exécution rationnelle de mouvements universels, qui sont incorporés avec la répétition d’exercices graphiques.

Comment fonctionne la graphothérapie ?

Le processus d’écriture est établi par un circuit nerveux initié dans l’hémisphère gauche du cerveau, qui envoie des signaux sensorimoteurs à la main, qui exécute les ordres qu’elle transmet. Avant de commencer la graphothérapie, il est essentiel de procéder à une analyse exhaustive de l’écriture en question et des traits qui en font partie.

Il est possible d’appliquer le cheminement inversé. Agir sur les mécanismes du cerveau et inverser le processus d’écriture, en modifiant nos habitudes, jusqu’à ce qu’elles deviennent des habitudes, en changeant l’information dans notre esprit.

Principes fondamentaux de la graphothérapie

Les recherches sur certains mécanismes neurologiques menées par le scientifique américain Eric Richard Kandel, né à Vienne en 1929, ont été révélatrices pour les fondamentaux de la graphothérapie.

De part la plasticité cérébrale, les connexions neuronales ne sont pas immuables, comme on le croyait. Les travaux scientifiques d’Eric Kandel ont principalement porté sur l’étude des processus d’apprentissage et de mémoire, considérant que la soi-disant plasticité neuronale en témoigne. Kandel a souligné la différence entre la plasticité neuronale et l’élasticité neuronale.

L’élasticité neuronale implique un changement temporaire qui revient à la forme originale lorsque la cause qui la produit est interrompue. Lorsqu’un stimulus est appliqué, il n’y a pas de changement. (Dans ce cas, le stimulus est la répétition de traits écrits de manière méthodique).

La plasticité neuronale implique un changement permanent, malgré l’interruption de la cause. Le stimulus est interrompu, mais le changement demeure. C’est l’existence d’une cause (apprentissage de nouvelles façons d’écrire) qui produit un changement, dont l’amélioration tend à durer dans le temps (mémoire).

Sigmund Freud intègre l’idée de plasticité dans les mécanismes d’apprentissage et de mémoire. « Les expériences laissent des traces ». C’est la base de la psychanalyse. En raison de la loi de la réversibilité, lorsque l’on modifie des traits par un exercice graphique répété, le changement de comportement est favorisé, puisque le chemin du cerveau à la feuille de papier est réversible.

La graphothérapie et ses mouvements

La graphothérapie est basée sur l’exécution rationnelle des douze mouvements universels uniques avec n’importe quelle partie du corps qui sont incorporés à la profusion d’exercices graphiques. Elle permet d’aider les personnes qui n’ont pas appris à écrire ou qui appartiennent à d’autres cultures et qui écrivent avec des caractères différents ou qui, en raison d’un certain handicap, leur mobilité a été affectée. Ces répétitions fonctionnent comme un stimulus, générant de nouvelles voies d’association entre les inter-neurones.

Les douze mouvements de base ou mouvements universels qui tournent dans le sens des aiguilles d’une montre et dans le sens inverse : en haut, en bas, à gauche et à droite et qui se combinent pour exécuter non seulement des lettres, mais aussi toutes nos activités quotidiennes, de remuer une tasse de café avec une cuillère à se peigner les cheveux ou à déplacer la souris de l’ordinateur.

Conseils pour la graphothérapie

Les mouvements ascendants expriment des tendances spirituelles et signifient que nous nous dirigeons vers ce à quoi nous aspirons, nos idéaux, nos ambitions de nous améliorer.

Les mouvements descendants révèlent des tendances matérielles, physiques, biologiques et organiques (telles que la sexualité, la nutrition, le travail physique, le sport).

Les mouvements vers la gauche impliquent une réflexion, une analyse, une introversion, une relation avec les expériences passées, des impulsions vers les pulsions maternelles, une régression vers la famille, le passé et les attitudes enfantines.

Les mouvements vers la droite révèlent l’extroversion, l’attitude adulte et mature, la relation avec l’environnement, l’orientation de nos projets en cours vers l’avenir et vers les objectifs souhaités.

maitresse enfant avec troubles dys

Graphothérapie et graphologie : Analyse de l’écriture manuscrite

Les exercices qui sont effectués ne sont pas du type calligraphique, mais des exercices où l’on pratique les formes, le mouvement, le rythme, la pression, l’inclinaison et les autres aspects graphiques, en contemplant la symbolique de l’espace de Max Pulver.

Dans l’écriture, comme dans nos activités quotidiennes, nos gestes, nos mimiques et ces douze mouvements sont enregistrés. Nous avons la possibilité de les analyser grâce à l’étude des aspects graphiques, forme, pression, vitesse, direction, dimension, inclinaison, continuité et ordre qui nous fourniront des informations précises et exactes sur nos impulsions et les circuits neurologiques qui définissent notre conduite et notre activité physiologique.

Graphothérapie et évolution du traitement

Les séances de traitement de la dyslexie par graphothérapie commencent par le prélèvement d’un échantillon de l’écriture initiale de la personne analysée. Le profil de la personnalité est établi et les directives de travail sont administrées, afin de les appliquer aux traits susceptibles d’être modifiés.

C’est l’une des premières tâches qui implique le processus de réhabilitation, le défi de travailler dans l’organisation spatiale de la page, de rétablir l’aspect global de l’espace graphique afin de modifier ensuite les caractéristiques individuelles.

Le processus est appliqué en fonction des besoins de chaque individu et des lignes directrices des modules de « bien écrire et écrire sainement » que nous décrivons ci-dessous :

Exercices de graphothérapie

L’écriture doit être légèrement inclinée vers la droite. Ce mouvement favorise l’extraversion, une relation appropriée avec les autres et une bonne progression vers l’avenir.

Les lettres doivent être reliées entre elles (sauf les cas tels que les points, les accents, les barres de la lettre « ñ », les guillemets et autres). Avec ce trait, on renforce la continuité dans l’activité, la ténacité, la sociabilité et la tendance au contact et la capacité de synthèse.

Barre de la lettre « T ». Avec ce trait, nous travaillons sur la volonté et la continuité du travail et de nos domaines d’activité et professionnels.

Point de la lettre « i ». Ne doit jamais être omis. Avec ce trait, nous favorisons l’attention et la concentration.

Direction horizontale des lignes. Avec ce trait, nous contrôlons les variations de notre état d’esprit et de l’humeur d’une personne. Nous corrigeons les états dépressifs et euphoriques.

Ordre/ Disposition : Corriger l’espacement entre les lignes dans l’écriture. Les extensions supérieures et inférieures, qui sont les parties supérieures et inférieures des lettres, ne doivent jamais être mélangées ni se toucher. Nous développons ainsi la clarté des idées et de la pensée.

Exemples de graphothérapie

La graphomotricité s’entraine à l’aide de traits droits et courbes tracés au crayon, selon les traits et mouvements que l’on cherche à renforcer ou à adoucir. L’utilisation des traits contribue à habituer nos mains à de nouveaux mouvements et rotations pour entraîner l’impulsion graphique, en distribuant l’énergie et la relaxation musculaire pour que les zones d’écriture soient en équilibre.

D’un point de vue psychologique, la perception des formes géométriques produit une tension et les formes courbes ont une projection symbolique vers l’intérieur. Les formes harmoniques se détendent et produisent l’acceptation. Le cercle a un impact sur les deux hémisphères cérébraux simultanément, ce qui produit des bénéfices. C’est pourquoi la graphothérapie créative utilise des mandalas.

Graphothérapie créative : Mandalas, qu’est-ce qu’un mandala et que symbolise-t-il ?

La graphothérapie avec les mandalas : écriture et graphologie

Le terme mandala vient du sanskrit et signifie cercle sacré, roue, centre, anneau magique. Il symbolise l’univers et est composé de motifs géométriques concentriques. Les mandalas sont utilisés en Orient dès l’aube pour méditer, équilibrer les troubles qui déséquilibrent l’individu. On les a trouvés gravés dans les pyramides d’Égypte, dans le papyrus, dans la civilisation chinoise, entre autres. Elles ont leur origine ancestrale en Inde, mais elles ont été diffusées dans toutes les cultures orientales.

Les mandalas contribuent à concentrer l’énergie, à harmoniser et à contrôler l’anxiété qui surgit dans les moments de crise. Elles représentent le lien entre notre monde intérieur et la réalité extérieure. Selon certains, ce sont des images qui influencent l’être humain à un niveau subconscient.

Carl G. Jüng a introduit les mandalas dans la civilisation occidentale et dans la psychologie moderne, en étudiant sa psyché. Il tenait un journal intime dans lequel il exprimait ses dessins et ses rêves chaque matin au réveil. Ces expressions changeaient en fonction de son état d’esprit. Certains mandalas présentent quatre directions qu’il a reliées aux quatre fonctions psychologiques : penser, sentir, intuiter et percevoir.

Grâce aux mandalas, il a réussi à découvrir le contenu subconscient nuancé, réalisant ainsi l’intégration de la psyché.

Selon Carl Jüng, « les mandalas représentent la totalité de l’esprit, y compris le conscient ainsi que le subconscient ». Culturellement, le symbole du mandala est associé au soi ou à soi-même. Le but de la vie est d’atteindre ce « soi », qui est de transcender toutes les contradictions. Au fur et à mesure que les êtres humains mûrissent avec le temps et à travers les expériences, on attend d’eux qu’ils développent leur moi, leur « eux-mêmes », et qu’ils soient moins égocentriques. Qu’ils se rapprochent davantage des autres.

La graphothérapie : Les règles d’or de la rééducation graphique

Selon le professeur Mauricio Xandró, ces règles sont :

  • La lisibilité
  • L’écriture organisée
  • Prédominance des courbes sur les angles
  • Verticale ou légèrement inclinée vers l’écriture droite
  • L’écriture progressive
  • L’agilité dans les mouvements
  • La spontanéité dans l’écriture
  • Rédaction groupée
  • Rédaction simplifiée

La graphothérapie peut être appliquée dans de multiples scénarios et peut être utilisé auprès de toutes les tranches d’âge. Ainsi, les adultes dyslexiques peuvent également retirer de nombreux bienfaits de cette forme de thérapie peu connue. Elle peut améliorer les capacités de concentration, la mémoire, les performances scolaires, avec pour conséquence une amélioration de la confiance en soi et de l’estime de soi chez les enfants dys. C’est un outil qui permet aux parents de mieux connaître leurs enfants, de les suivre et de les guider dans la bonne voie. 

Elle est utile pour la rééducation après une lésion cérébrale, une dysgraphie, une dyslexie et une maladie de Parkinson.

En psychiatrie, pour étudier les troubles mentaux, les différents types de stress, le manque de volonté, de concentration et d’attention, les troubles du comportement, les obsessions, la désorganisation et les troubles en général, les problèmes d’estime de soi et les insécurités personnelles, entre autres. Pour finir, il est intéressant de sensibiliser son enfant à l’écriture, non seulement en le faisant s’exercer, mais aussi en lui montrant quelle police est adaptée aux dyslexiques en lui expliquant les raisons.

 

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Après une courte présentation théorique pour vous aider à mieux comprendre les troubles qui touchent les personnes dys vous serez guidés pas à pas dans la mise en place des exercices.